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La compagnie genevoise de Sétif

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Roger Vétillard

Entre 1830 et 1914, 500 000 Suisses quittent leur pays, chassés par la pauvreté et la famine ; certains s'installent en Algérie. En 1852, des banquiers helvétiques proposent d'établir une colonie suisse dans la région de Sétif, demande favorablement accueillie par Napoléon III... Travail de recherches et Nombreuses illustrations.

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Entre 1830 et 1914, 500 000 Suisses quittent leur pays, chassés par la pauvreté et la famine ; certains s'installent en Algérie. En 1852, des banquiers helvétiques proposent d'établir une colonie suisse dans la région de Sétif, demande favorablement accueillie par Napoléon III. 20 000 hectares leur sont accordés, à charge pour eux de construire 10 villages et d'y installer 500 familles, chaque colon devant être en possession de 3000 francs, dont 1000 remis à la Compagnie genevoise comme acompte sur le prix de la maison.


Ce projet influencé par le saint-simonisme fait le lien entre une grande société financière et le petit colon. Les banquiers suisses entendent réaliser des profits mais aussi, en évangélistes calvinistes, mettre en oeuvre un prosélytisme religieux. Les engagements initiaux de la Compagnie genevoise, qui reste propriétaire de 15000 hectares et dégage des profits importants envoyés en Suisse, ne seront pas respectés.


Son expropriation, très favorable aux Suisses, ne sera effective qu'en 1956. Suzanne Magneville (1929-2019), historienne née à Sétif, a réalisé en 1951-1952 un important travail de recherches sur l'histoire de la Compagnie genevoise de Sétif ; il s'agit d'une étude objective de la Compagnie depuis son arrivée dans la région de Sétif, qui aborde sa déontologie capitalistique, ses méthodes de travail, ses rapports avec les autorités coloniales et avec les populations autochtones.


Ce travail méritait d'être mieux connu. Roger Vétillard le complète, en rappelle le contexte historique, apporte de nouvelles informations et de nombreuses illustrations, précise les conditions du départ de la Compagnie en 1956 et actualise la bibliographie. Ni bienveillante ni hostile, l'étude de S. Magneville, augmentée d'un indispensable appareil critique, laisse au lecteur le soin de se forger son propre avis.

Hémisphères éditions, 228 pages. Avril 2022.