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Sangs de Mars

JA02

Jacques Arena

Du 23 au 26 mars 1962 à Alger eurent lieu deux Mystères. Le premier se déroula dans le quartier de Bab-el-oued. Le second fut donné devant le parvis de la Grande Poste d'Alger et dans la rue d'Isly. Récits.

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Au moyen Âge, on mettait en scène des drames religieux, des épisodes de la vie des saints et de la Passion du Christ. Ces représentations pouvaient durer plusieurs heures, elles portaient le nom de Mystère. Généralement, cela se déroulait sur le parvis des églises.
Il n'existait pas, à proprement parler de décors, la ville, les rues pouvaient en prendre l'aspect et en tenir la place.

Du 23 au 26 mars 1962 à Alger eurent lieu deux Mystères. Le premier se déroula dans le quartier de Bab-el-oued. Le second fut donné devant le parvis de la Grande Poste d'Alger et dans la rue d'Isly.

Le18 mars 1962, le Président de la République française annonce à la télévision la fin unilatérale des opérations militaires françaises en Algérie.
En réponse à cette déclaration surprenante, le 20 mars, le général Raoul Salan, chef d'une association clandestine d'opposition au pouvoir en place : l'Organisation de l'Armée Secrète, appelle les combattants de son groupement à « harceler toutes les positions ennemies dans toutes les grandes villes d'Algérie ».
L'objectif de l'OAS est de contrer la mise en œuvre des prétendus accords, en provoquant le soulèvement commun des européens ou des musulmans d'Algérie et des unités de l'armée française qui rejettent la sécession de l'Algérie par rapport à la métropole.

Dans la nuit du 22 au 23 mars, à partir de 21 heures, des explosions et des rafales d’armes automatiques se font entendre dans la ville. Elles se prolongent jusqu’au matin, entrecoupées par des instants d’accalmie. La Gendarmerie Mobile est particulièrement visée. On tire un peu partout. Les Gardes Mobiles subissent des jets de cocktails 
molotov et de grenades, ainsi que des tirs de pistolets automatiques et de fusil-mitrailleur.

Au matin, l'OAS se barricade dans son fief : le quartier populaire de Bab-el-oued et en interdit l'entrée à l'armée régulière. Le 23 mars à 10 heures, place Desaix, un camion militaire dérape sur la chaussée rendue glissante par des jets d'huile. Des appelés du contingent du train refusent de donner leurs armes à un commando OAS. Un appelé musulman prend peur et tire sur ces éléments de l'organisation, qui ripostent : des soldats du contingent sont tués et onze sont blessés.

Dans la journée, Bab-el-oued, qui votait communiste avant les événements, la cité rouge dans la ville blanche, est encerclé par l'armée française.
Les combats qui s'engagent contre l'OAS, va utiliser des chasseurs-bombardiers pour mitrailler les terrasses : « 
Il y a des morts et des blessés parmi les forces de l'ordre, et également des morts et des blessés parmi les civils».
Un blocus est mis en place par l'armée autour du quartier et celui-ci est fouillé maison par maison. Pour tenter de rompre ce blocus, l'OAS lance une proclamation à la grève générale et organise une manifestation appelant la population européenne d'Alger à se rendre à Bab-el-oued...Le trajet principal passera devant la Grande Poste, à l'entrée de la rue d'Isly.

Février 2022. 232 pages.